[INTRIGUE] Bas les masques... {Pv Arthy <3}

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[INTRIGUE] Bas les masques... {Pv Arthy <3}

Message  Nao Sahoran le Lun 26 Avr - 22:52




Il y est des jours où plus rien ne semble aller, où on a l'impression glaciale qu'une chape de brume recouvre tout... Des jours où toi, pauvre individu ballotté par tes émotions, tu te laisses aller au désespoir et à l'amertume. Inconsciemment c'est surement pour quelqu'un s'approche de toi pour te prendre dans ses bras et te murmurer que ça va aller, qu'il ne faut pas t'en faire...

Je suis un songe un ectoplasme
Juste un mensonge, un pléonasme...


Mais personne n'est venue... C'est pour ça notamment que tu te retrouvais là, dans un couloir obscur qui menait à la salle d'art, perché sur le rebord d'une fenêtre,, une jambe dans le vide l'autre contre toi, contemplant les différentes espèces aquatiques derrière le plexiglas. Ton éternel chapeau, posé en équilibre sur ton genou, semblait t'interroger sur la raison de votre présence ici alors que LA fête de l'institut, le bal masqué que tu attendais depuis si longtemps, battait son plein à l'autre bout du bâtiment... Tu avais pourtant passé des heures devant ta glace pour trouver ce qui serait le plus approprié, essayant, défilant, te tortillant devant des spectateurs plus ou moins blasés et intéressés.
Et tu comprenais sans peine que personne ne remarquerait ton absence et c'est cela qui te désolais le plus et n'aidait en rien l'humeur maussade que tu trainais comme un fardeau depuis ce matin.
Avec un petit rire, tu réfléchissait à qui s'en inquièterait. Le serpent auquel tu avais rabâché les oreilles depuis plus d'une semaine à cause de ce bal? Surement pas, il serait trop ravi de s'être débarrassé du « petit truc bleu et trop bruyant ». Kalyan qui t'avait regardé des heures durant faire tes multiples essayages? Haussant les épaules pour toi même, tu pensas qu'il n'aurait aucun mal (et aucun remords...) à trouver quelqu'un d'autre avec qui passer sa soirée.
Bien sûr tu pouvais toujours te tromper, mais tu en doutait fortement car, avouons-le, tu n'étais pas si loin de la vérité.


Je ne trouve pas ma place dans vos fantasmes...


Assis sur le rebord de la fenêtre, tu observais l'eau qui était devenue ton ciel en soupirant cherchant à apercevoir ne serait-ce que l'ombre d'une hirondelle qui prouverait que tu n'es pas seul et surtout, surtout que tu n'es pas enfermé sous cette carapace de verre qui t'étouffe un peu plus chaque jour. Tu te retiens de crier quand un petit poisson a l'air passablement idiot passa devant toi à la place de l'oiseau que tu attendais... Tout te semblait si noir, si triste, sans espoir... Sans espoir de retrouver Paris ou Vegas, sans espoir de revoir un nuage, sans espoir de retrouver ceux qui te comprenais quelque part là-haut... C'était ca... Tu perdais espoir!

Nettoyant une tache imaginaire, tu lissas le tissu blanc de ton pantalon de smoking. Ayant saisit ton courage à deux mains, tu avais tout de même pris la peine de revêtir ta belle tenue de soirée, composée de ce même pantalon blanc et d'une chemise immaculée. Par dessus, tu avais mis un gilet de costume sans manche de la même couleur sur lequel se dessinaient de savantes arabesques, brodées avec de fil bleu marine. La jabot à ton cou, tenu par un saphir de ta composition, et la dentelle qui dansait autour de tes poignets, assez longue pour ne laisser voir que tes doigts, complétaient ta tenue et lui donnaient plus l'air d'un costume que de réels habits de soirée.
Le regard toujours plongé dans l'océan tu jouais sans y penser avec le masque à long bec (blanc bien entendu) que tu aurais dut arborer ce soir.
Sans que tu t'en rendes vraiment compte, au fur et à mesure qu'il tournait entre tes doigts, le plastique recouvert te feutre se transformait peu à peu. Quand tu reportas ton attention sur le masque, il était fait entièrement de petits prismes de verres blanc qui reflétaient la faible lumière du couloir. Agréablement surpris par le résultat tu ne pus résister à le poser sur ton nez et à nouer le ruban de satin bleu pour le faire tenir, renfonçant ainsi l'illusion d'irréel que ton apparence procurait déjà.
Tu renversa la tête en arrière, posée contre le mur, t'habituant peu à peu au poids du loup de verre.


Sous mon masque de verre...


Triste Pierrot, pauvre Arlequin... Ton masque te semble bien lourd à porter ce soir! Malgré ton costume tu n'as plus la force ne l'envie de jouer ton rôle, qui te parait si futile aujourd'hui... Toi qui n'étais il n'y pas si longtemps sourire et ciel bleu, tu deviens grimace et nuages sinistres.
Trop las, trop fatigué, tu n'as finalement pas envie de monter sur l'estrade de bois bancale que tu t'étais construite au fil du temps, tu n'as pas envie de Jouer ton numéro... Pour l'instant tu veux juste être un humain comme un autre, au creux de la vague et sans la force de continuer à sourire. A trop cacher ses blessures derrières ces mêmes sourires elles finissent par te revenir en plein ventre ou partout où cela pouvait faire mal...


Des larmes qui lacèrent
Mes anciennes blessures


Alors, tes idées noires vagabondant, tu écoutes le silence... Le silence?? Pas exactement... Ton masque toujours sur le nez, tu tournes vivement la tête vers l'endroit d'où venait le soudain bruit de pas.
Les aigue-marines de tes yeux, qui ressortaient terriblement derrière le masque blanc, rencontrèrent deux émeraudes bien connues, et qui semblaient un peu perdues.
Bien malgré toi, juste par réflexe, un sourire, qui paraissait inoffensif mais sonnait bien faux, se glissa sur tes lèvres.
Et alors que tu ressassais des pensées sombres depuis un bon moment, ne voulant plus de ton jeu de clown, tu endossais à nouveau ton rôle, hypocrite envers toi même...


-Arthur?? Qu'est-ce que tu fais là, tu n'es pas au bal?


Souris comédien, souris.... Ton public est là!!


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Re: [INTRIGUE] Bas les masques... {Pv Arthy <3}

Message  Arthur Mohin le Dim 30 Mai - 21:11



Il marchait, le visage semblant lasse. Pourquoi es-tu là ? Marchant de la sorte ? Il s'était préparé à cette grande soirée, il s'était fait plus beau que jamais, enfilant soie et noirceur sur son corps, un costume que beaucoup se surprirent à voir sur ce jeune homme et pourtant, il lui allait à merveille. Pourquoi es-tu là ? Pourquoi marches-tu sans connaître ta destination ? Il y était allé, il avait franchi les grandes portes de cette salle bondée. Il était pénétré dans cette soirée si attendu par tous les élèves. Mais, seul, il avait airé pendant un certain temps, attrapant nourriture et boisson sur les tables qui s'enchaînaient les unes après les autres. Mais, vint le moment ou la première table réapparue. Elle était revenue et, il ne l'avait pas vu... Son regard c'était doucement posé sur le sol et alors, tout bascula. Ton souffle fut coupé. Une seule idée vint glisser dans ton esprit. Ses yeux se relevèrent et, doucement, comme si rien ne s'était passé, il était sorti de la salle, ses mains dans ses poches, son regard se posant droit devant lui, marchant, sans connaître sa destination. Ton souffle était dur. Ton esprit était embrouillé. Il n'avait qu'une idée en tête, il ne voulait faire qu'une seule chose. Le trouver. Lui sourire, lui dire bonjour. Ce garçon qu'il fuyait pourtant depuis un certain temps, n'osant croiser son regard, n'osant lui parler librement. Pourquoi ? Parce qu'il avait entendu quelque chose qu'il n'aurait pas dû... Tes pas s'arrêtèrent doucement. Ton regard sembla perdu. Que faisait-il là ? Qu'était-il en train de faire ? Pourquoi était-il sorti de la fête ? Tournant doucement la tête, son regard se plongea un instant dans l'océan et alors, tout recommença, ce souffle court, cette idée encrée dans son esprit. Que t'arrivait-il ? Tu ne savais pas. Doucement ses pas reprirent et alors, il recommença à chercher, ses yeux cherchant, tournant en tous sens, il voulait le voir. Pourquoi ? Il ne le savait pas mais, une chose était sûre, ses pas ne s'arrêteraient pas. S'il ne le trouvait pas, il n'aurait aucun répits, aucun repos. Ce soir, tu voulais le trouver. Tu voulais enfin lui dire.

Ses pas raisonnaient dans les couloirs silencieux de cette soirée de fête. Ils raisonnaient lentement, incertains et pourtant, dans l'esprit d'Arthur, quelque chose était devenu certain. Quelque chose ne cessait de raisonner. Il ne savait pas pourquoi. Il ne savait pas comment mais, il s'était mis à chercher, à le chercher. Tu veux le lui dire. Tu veux enfin avouer. Il stoppa ses pas et, doucement, son regard glissa sur le couloir qui était à sa droite puis, à sa gauche. Il ne savait lequel choisir. Il devait savoir. Car, ce soir, c'était très important, c'était crucial... Par pur hasard ou par instinct il tourna à gauche, hésitant et pourtant, presque sûr de lui. Tout était si bizarre ce soir. Tout était si compliqué. Oui, il ne comprenait plus rien. Il était perdu, il voulait fuir en même temps que de continuer à avancer. Oui, avancer encore et encore. Avancer jusqu'à le trouver. Tu le trouveras. Tu le sais. Il tourna à nouveau dans un petit couloir et alors, son regard se posa sur ce dos si fin et pourtant musclé. Tu savais le reconnaître entre mille. Voulant presque se précipiter vers lui, Arthur se fit force pour ne pas se mettre à courir, continuant doucement de marcher, son corps lui hurlant de s’arrêter, son cœur, son esprit hurlant tout l’inverse. Il devait continuer oui, c’était ce que lui dictait son esprit alors, doucement et pourtant trop vite, il se retrouva à sa hauteur, ses yeux émeraude se posant sur sa silhouette si lumineuse ce soir. Tu souriais. Pourquoi ? Tu ne le savais. Il se mit à le détailler légèrement mais, rapidement, les émeraudes rencontrèrent l’azur et, le petit corps du jeune homme sursauta légèrement, faisant un pas vers l’arrière. Il ne comprenait pas bien comment il s’était retrouvé ici et pourtant, il y était bel et bien… Une question fut alors soudainement posée et Arthur sembla perdu. Au bal ? Oui, pourquoi n’y était-il pas ? Réfléchis ! Tu le sais pertinemment ! Détournant un peu le regard, Arthur se mordilla légèrement la lèvre, réfléchissant et pourtant, il savait qu’il n’y avait rien à réfléchir. La réponse était tellement simple… « Parce que tu n’y es pas » Oui, c’est ce qu’il aurait souhaité dire. Ce qu’il voulait dire mais, il ne le pouvait, c’était impossible. Oui, impossible. Pourquoi ta voix raisonne-t-elle alors ?

- Parce que tu n’y es pas.

Les yeux d’Arthur s’ouvrirent en grands alors que son corps se recula à nouveau, une de ses mains se posant sur sa bouche. Qu’avait-il fait ? Il venait de penser tout haut ! Mon Dieu il…il… Ses joues passèrent de la couleur rosée à la couleur feu, son visage le brulant violemment, gêné, honteux un peu. Il voulait fuir, fuir loin de lui mais… Tu ne le peux. Tu ne le veux. Il ne savait plus quoi dire, s’excuser ? Non, il ne le pouvait pas car…il venait de dire la vérité et bizarrement, il avait envie de dire la vérité… Tout son corps frissonna violemment alors que timidement ses yeux se posèrent à nouveau sur le jeune homme en blanc, Arthur n’osant parler et pourtant, ses yeux eux, disaient surement la vérité plus que ses lèvres recouvertes d’une fine main. Tu as envie de parler. Alors, parle ! Rougissant un peu plus, ses lèvres s’entrouvrirent, voulant parler mais, la main empêcha tous sons de sortir d’entre elles… Alors, doucement, elle tomba mollement le long de son corps, ne cherchant pas à se glisser dans une poche non, l’esprit d’Arthur était bien trop embrouillé, obnubilé par une seule chose. Il ne comprenait pas ce qui était en train d’arriver. Il ne comprenait pas pourquoi il se sentait si bizarre, pourquoi son souffle était aussi difficile et pourquoi son esprit criait des choses que son corps ne voulait faire. Oui, son corps se battait contre sa raison mais…qui sera le gagnant ? Arthur, le savait. Oui, il le savait déjà mais, trop perdu, il n’était pas capable de répondre à cette drôle de question…

- Tu es magnifiques.

Ses yeux s’ouvrirent à nouveau en grands. Non, que lui arrivait-il ?! Pourquoi disait-il tout cela ? Ou…pensait-il ? Non, impossible, il avait bel et bien entendu sa voix raisonner dans ses oreilles mais…pourquoi ?! Pourquoi n’arrivait-il pas à retenir ses pensées ? Pourquoi diable était-il en train de dire tout ce qu’il avait sur le cœur, tout ce qu’il avait toujours pensé ? Tu as envie de parler. Tu en as envie alors, parle ! Ses joues rougirent encore plus alors qu’il était complètement tétanisé par ses paroles, ses dents mordant violemment sa lèvre.

Parle mais, ce soir, tu ne diras que la vérité…

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