# Get Me Outta Here # [Léto & Orléans]

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Message  Léto H. Cleaff le Mer 14 Avr - 20:25


Un grand fracas se fit entendre, tandis que Léto s'étalait de tout son long au milieu des seaux, balais et autres produits d'entretien. Derrière lui, l'ombre d'un élève retenant à grand peine un fou-rire, ses deux acolytes souriant d'un air passablement stupide - et absent - de part et d'autre de ce qui leur servait visiblement de leader.

" Crap. " lâcha simplement Léto, tandis que s'insinuait en lui l'idée désagréable qu'il allait très certainement finir la journée dans ce placard.

Franchement, n'avaient-ils pas dépassé l'âge de martyriser leurs petits camarades ? Visiblement, certains ne l'avaient pas compris. Et c'est là que vous vous demandez, à juste titre, pourquoi diable ce type avait-il pris notre Léto national en grippe au point de vouloir l'enfermer dans un placard ? Grande question s'il en est. Pour bien comprendre cette histoire, il est utile de préciser qu'il existait à Fake Pearl deux catégories de gens : ceux qui trouvait Léto génial, et ceux qu'il insupportait au plus haut point. Et ce type-là faisait visiblement partie de la seconde catégorie. On lui aurait posé la question, il aurait répondu que tout en Léto, de la pointe de ses cheveux bleus jusqu'au bout de ses bottes compensées, l'exécrait. Et, pas de chance, ils étaient dans la même section. Mieux, ils étaient voisins de table. Et si Léto s'en foutait comme de sa première teinture, son cher camarade, lui, commençait à avoir les nerfs en pelote. Il faut dire que Léo parlait beaucoup, et tout le temps. Et qu'il avait une légère tendance à considérer le monde entier comme son ami, aussi. Donc, forcément, au bout d'un moment, on craque. Et voilà le résultat.
Au début, il l'avait juste coincé dans l'angle d'un couloir pour lui faire comprendre poliment qu'il aspirait juste à un peu de silence en cours. Rien de bien méchant. Mais voilà, n'est pas Léto qui veut, et il n'avait pas pu s'empêcher d'argumenter. Sauf que " Maaais, j'trouve ça marrant, de t'embêter, moi ! " n'était visiblement pas la réplique appropriée. Et donc, depuis, le grand jeu était de pourrir au maximum la vie de Léto. Oeil pour oeil, dent pour dent, comme on dit. Mais bref.

Au dehors, un petit attroupement se formait déjà, et ce foutu plaisantin à l'humour douteux qui avait fomenté ce petit coup commençait à s'agiter ; il ne tenait pas à ce que la foule n'attire le personnel. Fort heureusement pour lui, d'aucun savait que Léto n'avait besoin de personne pour se défendre, et les élèves se dispersaient déjà, petit à petit. Ou presque.

" Hey, toi ! " héla le jeune homme.

Pas de réponse. L'élève qui se tenait à côté ne les avait visiblement pas vu ; à moins, bien sûr, qu'il ne le fasse exprès, ou ne s'en balance comme de l'an 14. Ce qui paraissait tout aussi plausible, en somme. Froncement de sourcils de la part de notre ami.

" J'te parle ! On est un peu occupé, là, au cas où t'aurais pas remarqué. Donc, si tu pouvais avoir l'extrême obligeance de débarrasser le plancher, ça s'rait pas mal. "

Léto eut un léger rire.

" T'as aligné deux mots compliqués en une seule phrase, " remarqua-t-il. " Tu progresses ! "

Et il repartit d'un fou rire incontrôlable devant sa fabuleuse trouvaille. Sauf que la trouvaille n'était visiblement pas au goût de son petit camarade.

" Mais tu peux pas la boucler deux secondes, Cleaff ? " lâcha-t-il, exaspéré.

" Nan, " répondit l'intéressé, joueur.

Et bam !

" Outch. "

A bout de nerfs, le jeune homme venait d'appliquer proprement son poing sur la gueule d'ange de Léto, et ce dernier se massait à présent la joue avec une moue boudeuse.

" Aucun sens de l'humour, honey ! "

Pour un peu, on en aurait presque vu les veines du front de l'autre apparaître tant il était en rogne. Le principal problème avec Léto, c'est qu'il ne savait visiblement pas s'arrêter.

Re-bam !

Ce coup-ci, c'est un coup de pied dans l'estomac qu'il venait de recevoir. Exécré, l'autre fit volte-face pour ne pas avoir à regarder Léto plus longtemps. Pas de chance, il tomba nez-à-nez avec le spectateur, toujours adossé au mur à un mètre d'eux.

" T'as quelque chose à dire, toi, p't-être ?! " cracha-t-il.

Ses acolytes firent craquer leurs jointures pour lui donner de la contenance, puisque sa fureur n'affectait visiblement pas le gêneur. Pas que ça soit plus efficace, cela dit. Mais bref.

" Soit du dégage, soit tu vas rendre visite à ce crétin de Cleaff ! "

L'autre leva les yeux vers lui, pas impressionné pour un sous. Il jeta un oeil à Léto, qui faisait toujours ami-ami avec les balais. Puis, de nouveau, il reporta son regard sur notre agité chronique. Et, jugeant visiblement que ça ne méritait pas son attention, en entreprit de suivre des yeux les poissons colorés qui s'agitait derrière la vitre du couloir où ils se trouvaient.

Et donc, of course, notre irascible ami mit sa menace à exécution. Enfin, pour dire vrai, l'un des gorilles qui l'accompagnaient empoigna le gêneur par le col pour le balancer proprement sur le tas de seaux, de balais, et de Léto. Deuxième grand fracas de la journée.

" Mais aïe-euh ! " se plaignit ledit Léto, en écho aux plaintes de son compagnon fraîchement débarqué.

Et, bien évidement, la porte claqua.

" Crap. " lâcha Léto pour la seconde fois.

Restait maintenant à démêler cet inextricable enchevêtrement de bras, de jambes et de balais, ce qui, manifestement, n'allait pas être une mince affaire. Aussi Léto décida-t-il de ne rien tenter pour le moment, jugeant qu'il avait déjà suffisamment enchaîné les bourdes pour la journée.

Et, comme il était visiblement condamné à rester avec son compagnon d'infortune jusqu'à ce que quelqu'un les trouve, il planta son regard dans le sien, et déclara, du ton le plus enjoué qui soit :

" Hey, guy. Moi, c'est Léto. A qui ai-je l'honneur ? "


Dernière édition par Léto H. Cleaff le Dim 9 Mai - 16:01, édité 1 fois
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Re: # Get Me Outta Here # [Léto & Orléans]

Message  Orléans Citysearl le Sam 8 Mai - 12:56

Bah il n'aimait pas non plus les cours de maîtrise de son pouvoir, après avoir testé. Il avait l'impression d'avoir couru vingt kilomètres, alors que pourtant ses capacités étaient toujours aussi capricieuses. Ça marchait mieux quand Lily était là, d'abord, le faire en cours c'était démoralisant et ça réussissait même à en devenir ennuyeux. Pour résumer, Orléans avait l'intention de ne pas mettre les pieds en cours, et de plutôt en profiter pour explorer les moindres recoins de l'institut, y compris ceux dans lesquels il était censé ne pas mettre les pieds.

Après tout, il était ici depuis peu de temps, suffisamment peu de temps même pour pouvoir sans soucis aller "malencontreusement" s'égarer n'importe où. Bon, le souci allait être de ne pas se faire prendre trop souvent, histoire que ça ne devienne pas louche, et d'éviter autant que possible les NUTS, parce que s'ils étaient aussi dingues que ce qu'on lui en avait, dit, ça pouvait poser problème.

L'adolescent était donc en train de mener à bien une première étape de son projet de dresser mentalement une carte des lieux lorsqu'un bruit attira son attention. Vous voyez, le genre de bruit pas net que ferait quelqu'un fouillant dans un placard à balais, ou se ramassant bruyamment. Au bout de quelques temps, il finit par se diriger vers le raffut, un peu intrigué par la foule qui s'y était assemblé. La curiosité était un mauvais défaut, mais Orléans et Lily les avaient cultivés, à une époque pas si lointaine.

Le mutant finit donc par arriver devant... Un placard et trois crétins. Plus un gars dans ledit placard. Bon.... C'était charmant, les coutumes locales, apparemment. Parce qu'il doutait sérieusement de l'utilité du rangement d'élèves dans les placards, vu qu'il y avait des dortoirs et des salles de classe pour ce genre d'usage. La foule se dispersait mais l'adolescent n'éprouvait pas le besoin de les suivre, vu sa philanthropie et son état actuel de maussaderie. Il ne se donna pas la peine de tourner la tête vers le gars qui le hélait, estimant que "toi" n'était pas la bonne façon d'attirer son attention. Glissant les mains dans ses poches, Orléans explora donc les lieux du regard, pas affecté le moins du monde, et dû vite conclure à son grand agacement que rien ici ne lui permettrait de résoudre son problème d'évasion. Il dû se résoudre à braquer un regard vaguement irrité sur le machin qui tentait d'avoir l'air impressionnant non loin. Froncement de sourcils agacé. Débarrasser le plancher ?

" … C'est du carrelage, pas du plancher."

Ah, bah le gars ne devait pas l'avoir entendu, occupé comme il était à cogner sur son punching ball dans le placard. Punching ball, soit dit en passant, écroulé de rire. Bon... tout ça commençait à le mettre de mauvais poil, et la fatigue accumulée pendant l'entrainement n'aidait clairement pas. L'adolescent se rapprocha et vint s'adosser au mur le plus proche, se retrouvant par conséquent nez à nez avec la brute quand ce dernier pivota. Non, non il n'avait rien à lui dire. Éventuellement, un parapluie aurait été utile contre les postillons, mais pour le moment il s'en foutait. Ce truc l'énervait, on aurait dit les nouveaux membres de gangs qui se comportaient en roquets fous. Puis sa façon d'aboyer lui tapait sur les nerfs. Et sa façon de cogner sur les gens sans raison claire aussi. Et... Ok, toute sa façon d'être lui tapait l'irritait vaguement, en gros, ce qui n'était pas d'un compliqué extraordinaire, vu les quelques journées que l'adolescent venait de vivre enfermé dans cet espèce d'aquarium pour mutants.

Orléans jeta un coup d'oeil au type dans son placard, se demandant pourquoi il n'essayait pas d'en sortir pendant ce temps, puis planta son regard droit dans celui du machin gesticulant qui lui servait d'interlocuteur. Jusqu'à ce qu'il détourne les yeux. Parfait. Satisfait, il laissa son regard dériver vers les poissons. Vers ces saloperies de poissons. Sérieusement, à Fake Pearl, il avait l'impression que les rôles étaient inversés, et que ce n'était pas la poiscaille mais les humains qui étaient piégés dans un aquarium de verre. Il ne se le serait avoué pour rien au monde, mais ça ne lui paraissait pas être un super présage.

C'était peut-être pas une idée lumineuse, de fixer les poissons, en fait, lui souffla son instinct en sentant une main le chopper au col. Main qui déclencha un vieux réflexe, avec pour conséquence que son porteur se vit offrir une superbe ruade de mauvaise humeur... ce qui n'empêcha Orléans pas de se retrouver catapulté dans le placard, qui se referma illico presto.

"… Et merde... "

Pas que ce soit pas confort, là mais presque... Bon, son compagnon de galère ne semblant pas décidé à bouger, Orléans se tortilla pour essayer de se dépêtrer un minimum. Et s'interrompit en entendant le ton plus qu'enjoué se présenter. ….. Nan, mais il devait rêver, là. Ils étaient coincés dans ce stupide placard par la faute d'un tas de crétins lourdauds et il se présentait comme si tout allait pour le mieux. L'adolescent en oublia de gigoter, trop stupéfait pour lancer une remarque acerbe. Puis l'information arriva à son cerveau un poil sonné par l'atterrissage comme quoi il faudrait qu'il pense à se présenter aussi, à faire un semblant de tentative pour paraître sociable.

"Je sais pas si on peut qualifier ça d'honneur... Orléans, enchanté."

Ou pas, vu le ton maussade employé. Bon, on allait peut-être laisser tomber la poignée de main, vu la situation. Après quelques tentatives pas vraiment fructueuses de se dégager, le mutant abandonna avec un grognement de mauvaise humeur. Satané pouvoir aléatoire... il ne pouvait pas se déclencher pour une fois qu'il en avait besoin ?! L'adolescent fusilla du regard la porte close du placard, testant sans réel espoir la solidité du battant. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était solide, voire trop solide à son goût. Conclusion, ils étaient condamnés à rester là dedans jusqu'à ce que quelqu'un ait l'idée lumineuse d'ouvrir ce stupide placard. De dépit, Orléans lança un vilain coup de pied dans le battant avant de croiser les bras, engrenant mentalement une litanie de jurons.

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