Forum RPG : Alice's Madness

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Forum RPG : Alice's Madness

Message  Harielle Parker le Mer 13 Jan - 19:29

Nom du forum/site : Alice's Madness
Lien : alice-madness.forumactif.com
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Type : RPG.
Contexte :
Spoiler:
Alice's Madness

« Bonjour Alice. Alors, tu as bien dormis dans ta nouvelle chambre ? »
La jeune enfant ne répondait pas. Elle regardait par la fenêtre comme si elle y cherchait une réponse, mais elle ne cherchait absolument rien ; elle attendait simplement. Le regard perdu au loin, l’enfant fixait inlassablement les jardins. « Tu es allé voir le parc ? J’ai entendu dire que tu aimais beaucoup les fleurs. » Il avait beau insister elle ne daignait pas répondre, presque comme à chacune de ses questions depuis qu’il s’entretenait quotidiennement avec elle. De toute façon les seules réponses qu’il pouvait obtenir d'elle étaient pour le moins insensées. C’est à peine si la fillette tourna la tête pour apercevoir le visage de son interlocuteur ; de toute façon elle l’avait déjà vu, maintes et maintes fois… « Tu n’aime pas les jardins ? » Il n’attendait pas de réponse de sa part, au lieu de ça il s’apprêtait à contempler son silence. Et pourtant…
« Non mais l’autre Alice les aime beaucoup. »

« L’autre Alice ? Elle est ici ? »

« Dans ma tête, elle me parle parfois. J’ai fait un rêve cette nuit et je l’ai vu. »

« Que faisait-elle ? »

« Elle était dans un miroir. Elle m’a dit de la rejoindre alors je me suis approché et le miroir m’a avalé. Au départ j’ai cru qu’il s’agissait de mon reflet mais ce n’était pas moi, c’était Alice, l’autre Alice. Je l’ai suivi et elle m’a montré l'autre monde. »

« L’autre monde... ? A quoi ressemblait-il ? »

Pour toute réponse elle lui tendit un un livre que jusqu'à présent elle avait gardée tout contre elle comme s'il lui était plus cher encore que sa propre vie. Et lorsque l'homme s'en saissit, bien que celui ci ne le remarqua absolument pas, elle fremit. Il lu à haute voix : "Alice au Pays des Merveilles". L'enfant, qui, l'espace d'un instant, était retournée à son mutisme habituel le dévisagea étrangement et lui dit en souriant : « Un jour je vous le montrerai, nous le montrerons à tout le monde Alice et moi ! »
« Oui, bien sûr… Et à quoi ressemble-t-elle, cette Alice ? »

« Elle est très belle. Elle est blonde comme un ange. Sa peau est blanche comme le lait. Elle a de beaux yeux bleus toujours grands ouverts. Ils sont un peu vides mais ils paraissent tellement bienveillants. Elle porte une robe bleue clair, très propre et soignée. Elle sourit tout le temps, comme si elle était heureuse. Elle ressemble à une poupée. » L'homme contemplait alors la couverture du livre, son regard s'attarda sur une fillette blonde ressemblait trait pour trait à la description qu'il était ent train d'entendre. Rien ne semblait pouvoir endiguer le flot de paroles de la petite fille. Sa bouche s’ouvrait, se refermait en cadence, soumise à un rythme effréné. L’enfant marqua une courte pause comme si elle réfléchissait au mot exact. « À une marionnette. » La fillette se remit à jouer tranquillement avec l’un des stylos qu’elle avait emprunté sur le bureau de l’homme. Elle ne le regardait plus. « A une marionnette… ? Humm, intéressant. » Une écriture soignée s’inscrivait à toute vitesse sur le calepin, notant dans les moindres détails les paroles de la petite fille qui regardait à nouveau les yeux penchés sur le papier du médecin psychiatre qui n’avait jamais autant vu parler l’enfant. Puis, celui-ci se redressa et aperçu son regard fixe. « Qui tire les ficelles d’Alice ? » Demanda t-il posément. Le regard de la petite fille s’agrandit étrangement. « Personne. » La voix se fit dure, presque autoritaire. L’homme retira ses lunettes pour mieux apercevoir le visage sale à la peau mate de l’enfant. Il chercha vainement les yeux sombres maintenant cachés par sa frange désordonnée. L’homme nota : Schizophrénie avancée. « Vraiment ? » Demanda-t-il l’air vaguement préoccupé. Comme soudainement prise de folie, la petite planta le crayon avec lequel elle jouait quelques minutes auparavant dans la main du psychiatre, la traversant… Et, comme ni prêtant plus attention, elle tourna son regard vers la fenêtre, vers les jardins. « Infirmier ! Infirmier ! » Cria le médecin en tenant sa main ensanglantée. Un homme en blouse blanche entra dans la pièce. Tout ce passa très vite, la petite fut ramenée dans sa chambre et on en parla plus...
Pauvre Alice,
Loin du pays des merveilles,
Princesse cloîtrée dans sa propre démence.
La petite Alice avait beau être folle le monde qui prenait vit dans ses rêves était aussi réel que sa démence. Le psychiatre s’endormie, bien loin de l’asile et des cris stridents de ses habitants, emportant avec lui le souvenir terrifiant de l’étrange fillette, s’apprêtant, sans le savoir, à entrer dans son monde pour en palper la vérité…

Il faisait nuit dans les rêves du médecin. Une nuit noire, opaque et sans étoiles. Pas un seul trait de lumière ne venait écorcher l’obscurité de ses songes. Dans ce néant un rire vint résonner. Un rire enfantin, comme un écho dans l’immensité, comme venant de nulle part et de partout à la fois. L’homme en chercha la provenance, ne trouva qu’un grand miroir, posé là au milieu du vide et qui l’attendait, qui lui avait toujours était destiné. Il s’en approcha lentement. Et c’est là qu’il aperçut. Les boucles blondes et le sourire figé aux lèvres, comme celui d’une poupée…

« A… Alice… ? » Bredouilla t-il avec peine, soudainement effrayé.
L’enfant lui répondit avec un sourire : « Puisque connais la réponse, pourquoi poser la question ? »
« Qu’est ce que… Qu’est ce que tu… ? »

Sans le quitter des yeux un instant elle s’approcha, ou tout du moins son reflet, seule présence d’elle en ces lieux, approcha un peu plus de la surface du miroir. « Ce que je fais là ? M’enfin c’est évident ! Je suis venu te chercher mon lapin… Quoi, tu as déjà oublié ? Je te l’ai promis. Je t’ai dis que je te montrerais le pays des merveilles… »

Oui, il se souvenait. Comment oublier le visage de la petite fillette schizophrène dont il s’entretenait quotidiennement de la démence ? Impossible d’oublier pareil regard ! Impossible aussi, en voyant celui de la petite fille au visage candide et à l’air angélique qui se tenait devant lui, de douter de leur ressemblance ; de leur identité commune… « Viens mon lapin, approche, n’est pas peur de moi. » Une voix feutrée, douce et tendre. Il s’approcha, lui obéissant sagement. Il entrevu alors de plus près le miroir, et aperçu l’animal caché derrière les jambes frêles de l’enfant et qui s’agrippait désespérément à sa belle robe bleue. Un lapin, pauvre animal effrayé par la laideur de son propre reflet. Son reflet ? Oui, le reflet de l'homme n'était autre qu'un lapin. On aurait put croire qu'une quelconque ressemblance ne pouvait éxister entre ces deux êtres, et pourtant l'homme était le lapin tout comme le lapin était l'homme ; ou tout du moins, chacun le deviendrait par la suite... Incrédule l’homme approcha encore, pour finalement tendre sa main vers le miroir, l’effleurer presque et… Elle passa au travers. Alice s’en saisît, s’y agrippant avec force elle l’entraina de l’autre côté…

La réalité est bien loin maintenant,
N’est plus qu’un songe auquel il doit renoncer.
Maintenant il vit dans le pays des merveilles,
Maintenant il est le lapin blanc…


END.
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