Because I'm hungry... or angry ? [PV Aicha]

Aller en bas

Because I'm hungry... or angry ? [PV Aicha]

Message  Rippreian Faust le Dim 5 Juil - 7:30


    La nuit à Fake Pearl ne portait pas conseils, contrairement à ce que plusieurs pensent. Non, car dans cet établissement, se balader la nuit sans autorisation était interdit, une nuisance et surtout : un bon moyen pour se faire coincer par les surveillants. La nuit dans cette école, c’était la noirceur totale dans les couloirs, là où les cauchemars rôdaient et attendaient tapissés dans l’ombre. C’était un instant parfois froid, parfois brûlant, tout dépendait de vos envies et de vos habitudes. La nuit, les élèves dormaient dans leur lit douillet en ne pensant à rien sauf à la journée du lendemain et à leurs projets, leurs amours, leurs problèmes. Pour certains, c’était le meilleur moment pour partir à l’aventure et découvrir, visiter cet endroit, faire des conneries. Elle pouvait aussi être l’instant qui allait vous mettre dans le trouble facilement, si par malheur vous découvrez des secrets, tout comme elle pouvait vous révélez la plus grande vérité qui allait changer votre vie à jamais… En bref : la nuit ouvrait l’appétit sous tous les points de vue.

    Bip, Bip, Bip, Bip…BANG. Le bruit d’un objet électronique de consistance plastique qui venait de se faire écraser brutalement sur une table de nuit, un cadran pour être plus précis. Une ombre étendue sur le lit se retourna, laissant tomber un énorme soupir d’ennui mortel. Quelle heure était-il, maintenant ? Il ouvrit ses yeux jaunes étincelants sur l’appareil qui était finalement redevenu silencieux, celui-ci affichait en grandes lettres vertes fluorescentes 01 :22 AM. Nouveau soupir. Cela faisait maintenant plus de sept heures que Rippreian était étendu sur son lit sans bouger, n’écoutant que le fin bruit de sa respiration à travers son masque. Ses yeux se refermèrent de nouveau, mais une pression au niveau de l’estomac, suivit par un gargouillement sonore. Depuis combien de temps n’avait-il pas mangé… ? Il avait à peine pris le temps d’avaler quoique se soit au petit déjeuner, préférant éviter de se retrouver au milieu d’une foule hilare de jeunes mutants prêts à engloutir n’importe quoi sans se poser de questions et affronter une nouvelle journée. Lui ? Il avait préféré attendre dans sa chambre que le réfectoire se libère un peu avant de sortir d’un pas souple et décontracté. Il avait revêtu un jeans noir un peu moulant et étroit, un t-shirt de couleur olive légèrement ample ainsi qu’une vieille paire de converse. Oh, sans oublier son masque, bien évidemment. Dès qu’il franchit le seuil du réfectoire, tous les regards –ou presque- se posèrent sur lui, remplis de curiosité, de paniquer ou d’on ne sait quoi encore. Lui ? Il les ignore totalement.

    Finalement, il avait simplement « bu » un verre de jus d’orange, à une table isolée. Quel beau départ ! Le reste de la journée allait tellement être palpitant… Mercredi, mercredi… Quel était son horaire, déjà ? Ah oui, Art plastique, Contrôle du pouvoir et… finito ! Mais quelle journée de rêve, pensa-t-il d’un ton sarcastique au plus profond de lui-même. Aujourd’hui c’était atelier libre, donc en gros « Tu fais ce que tu veux et t’embêtes pas le prof avec toutes sortes de questions » il avait passé toute la période à dessiner dans son cahier, dans son coin sous le regard admiratif et peu discret de certains autres élèves des MUSE. Ce qui est drôle, c’est lorsque l’un de ceux-ci vous observe avec des yeux ronds, ne souhaitant pas vous adresser la parole, mais qu’en même temps, il a presque envie de vous touchez pour s’assurer que vous êtes réels. Un de ceux-ci lui montra fièrement son dessin, lui demandant son avis. C’est sans surprise que Rippreian répondit : « … C’est supposé ressembler à quoi? », « Bah… un mouton? », « Oh. Bonne chance alors. » Ah ah. Le deuxième cours était moins « intéressant », car il apprenait à contrôler leurs pouvoirs. Est-ce qu’on fait si on savait déjà l’utiliser ? Rien du tout, comme d’habitude. Le seul problème du jour dans ce cours fut lorsqu’il détruit le potentiel d’une jeune fille qui s’amusait à créer des fleurs un peu partout sans le vouloir. Les fleurs tombèrent toutes mortes après cinq minutes de vie. Oups.

    Après quoi, il en avait marre. Tout ce qu’il voulait, c’était être ailleurs, tranquille. Seul ou accompagné, il s’en foutait, pour lui ça ne faisait presque pas de différence à vrai dire. Il était s’était baladé un peu dans l’école, à l’extérieur. Il n’avait même pas pensé prendre une pause dîner. Finalement, retour à la case départ, dans la chambre. Et là, il s’était réveillé en pleine crise d’agonie, criant famine. La poisse ! Toujours habillé de la même manière, il ré-enfila ses chaussures et sortit tranquillement de la chambre. Tout ce calme dans l’établissement, sans aucun mutant à l’horizon ni pouvoir dévastateurs, les surveillants devaient être à l’opposé. Allez hop, direction les cuisines. Il avait pris soin de prendre avec lui le tube à connecter à son masque ainsi que celui avec l’aiguille, on ne sait jamais avec ces machins. D’une neutralité à faire rager les statues de pierres, il franchit les étapes une à une, approchant de son but à son rythme puis arriva finalement à destination. Sans doute ne s’était-il pas attendu à un tel spectacle, car il resta figé un instant sur le seuil de la porte des cuisines, fixant ce qui avait attiré son attention à la seconde même où il avait mis le pied dans ces lieux. Il ne réagit pas avant quelques secondes, regardant ce qui semblait être… une jeune fille mi-humaine, mi… reptile ? En train de dévorer de la viande crue sans le moindre dégoût. Son regard était partagé entre la curiosité, la surprise, mais surtout l’indifférence. Celle-ci ne remarqua pas sa présence sur le coup, mais seulement après quelques secondes bien longues. Rippreian la regardait sans dire un mot, pas effrayé le moindre du monde, se contentant de rester sur place et de la regarder de ses yeux jaune vif. On dirait qu’il n’était pas le seul à vouloir casser une croûte nocturne. Tous les goûts étaient dans la nature.

    1016 mots x)
    Désolée pour la nulité du post, et de sa longueur.
    Je ferai mieux au prochain, promis ! XD

avatar
Rippreian Faust
| I make you uncomfortable? I don’t care.||
| I make you uncomfortable? I don’t care.||

Nombre de messages : 96
Age : 27
Localisation : Never mind.
Emploi/loisirs : Try to Breathe.
Humeur : Asphyxiante.
Date d'inscription : 30/06/2009

| Bloc Notes |
Pouvoir :: Toxicité
Relations::

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

(Désolé du retard ._.'C'est impardonnable. Tu diras à Winnie de me fouetter xD)

Message  Aicha Mustafa le Sam 22 Aoû - 4:01

La nuit dans cette école, c’était la noirceur totale dans les couloirs, là où les cauchemars rôdaient et attendaient tapissés dans l’ombre… Mais supposons qu’une personne était justement en train de se dissimuler dans l’un de ces coins sombres, cela faisait-il d’elle un cauchemar? Normalement, je vous aurais dit que non, ça ne voulait absolument rien dire et que vous feriez mieux d’arrêter de penser avant d’aller dormir. Quoi qu’il peut être difficile d’arrêter de penser. Parce que même quand on pense à rien, on pense. Bah ouais. Le rien, c’est du vide. Donc on pense au vide, n’est-ce pas? Vous me suivez? Non? Bah j’m’en fous de toute manière. Pour en revenir à nos poissons, si on aurait eu affaire à un simple étudiant un tantinet rebelle se promenant la nuit et se cachant des surveillants, ça n’aurait rien eu de grave. Mais lorsque l’être se prénommait Aicha Mustafa par exemple… Alors là, ça devenait une tout autre affaire.

Pourquoi?

Dites-moi… Que feriez-vous si en pleine nuit, dans les ténèbres, vous aperceviez un monstre? Un T-Rex, en pantoufles parfois certes, incapable de dormir, qui vous fixerait d’un œil rageur parce que justement insomniaque? Je ne sais pas pour vous, mais moi, de un, je ne me sentirais pas gros dans mon bas de pyjama, de deux, je me dirais que j’aurais dû retenir mon petit pipi nocturne pour le lendemain matin et de trois, j’hurlerais sans doute sous le coup de cette surprise sournoise qui appelait un horrible effroi à venir à son secours. Alors bon, Aicha se faisait que trop souvent repérée et se retrouvait à s’enfuir toute la nuit des surveillants. Chouette vie, n’est-ce pas? N’empêche, ils la connaissaient. Elle se croyait insomniaque alors lorsqu’ils avaient besoin d’expérimenter certaines choses, ils s’arrangeaient pour qu’elle dorme comme un gros bébé. Ce qui déjà, ne devait pas être du gâteau. Bah ouais, on ne pouvait pas la piquer tout simplement comme n’importe qui d’autre, l’aiguille n’arrivait pas à transpercer sa peau écailleuse…

La jeune créature se laissait guider par ses grands pieds, sans vraiment posséder de destination précise. Elle se contentait d’errer au gré de ses envies, se laissant porter, comme à son habitude, par son instinct notamment plus prononcé que la moyenne d’ailleurs… Des pas derrière elle. Vive comme l’éclair, et le plus silencieusement possible, Aicha se dissimula dans un coin noir. Elle rangea sa queue reptilienne bien derrière elle pour être certaine de ne pas se faire avoir par un oubli aussi ridicule et ferma les yeux. Voilà pourquoi elle adorait son teint. Sa peau foncée était le meilleur camouflage existant. Chouette non? Vous ne me croyez pas? Allons donc. Ne me dites pas que vous êtes vraiment capable, vous, de voir un noir dans le noir s’il ferme les yeux et ne sourit pas non mais u_u La menace éloignée, la mutante reprit son chemin tout naturellement.

Aicha pénétra dans l’aquarium. Une faible lueur bleutée se reflétant sur les vitres donnait à l’endroit une toute nouvelle dimension insoupçonnée…. Plus de beauté, plus de calme et aussi plus de mystère… Elle s’étendit sur le carrelage froid et admira la magnifique vue durant un moment. Évidemment, on ne peut pas penser à rien et vraiment se vider l’esprit… Chassez le naturel et il reviendra au galop! Des souvenirs de son passé refirent donc surface et lui embrouillèrent quelque peu les idées. Des paroles prononcées par sa mère surtout. C’était toujours les blessures les plus vives malgré les années. Comme elle doit être une horrible créature pour que même sa propre mère la repousse!

** «Tu n’es qu’une erreur de la nature… J’aurais dû me débarrasser de toi dès que j’en ai eu la possibilité… »**

** « Je ne t’ai jamais considéré comme notre enfant. Tu es la honte de cette famille, de cette espèce même. »**

Son sang se mit à bouillonner dans ses veines. Et son estomac à gargouiller. Effet secondaire? Non, sans doute pas. Juste que parfois, Aicha mangeait ses émotions. Quelle gourmande! Mais bon, elle était tellement sportive que cela ne se remarquait même pas qu’elle était presque constamment en train de bouffer. Après tout, on ne vit que pour manger. On travaille pour avoir de l’argent. On veut avoir de l’argent pour manger. On multiple les repas et on ajoute des collations. On s’ennuie? On grignote. On dort pour digérer. On se réveille pour le petit déj. Et après, on retourne au travail pour gagner du cash. C’est un cercle vicieux et on ne pense qu’à ça! Bah. À ça et au sexe. Mais ça, c’est une autre histoire.

D’un bond, l’égyptienne se remit sur ses pieds et remit son petit manteau fushia dont le capuchon possédait une auréole de poils. Le poil de quel animal? Ça, elle n’en avait pas la moindre idée et en fait, elle s’en foutait comme de l’an 40. Ce qui remonte à pas mal loin on s’entend. Elle traînait souvent ce coat au cas où il ferait trop froid autour d’elle. N’avait-elle jamais trop chaud? Bah non, elle était si bien dans un environnement tellement chaud qu’il en était presque suffocant alors bon, ce n’était pas cette petite couche de vêtement qui lui donnerait des sueurs hein.

La mutante reptilienne connaissait pratiquement tous les couloirs par cœur. Ce fut sans le moindre mal qu’elle retrouva le réfectoire et qu’elle s’enfila dans la cuisine pour tenter de chiper un truc à se mettre sous la dent. Question de se défouler bien comme il faut de ses mauvais souvenirs qui ne cessaient de la hanter. Et aussi parce que bah, il était tard, ou tôt?, et que casser la croûte lui procurerait peut-être un tel soulagement qu’elle réussirait à dormir un peu. Espérons tout de même qu’elle aura le temps cette fois de se rendre à sa chambre ainsi qu’à son lit. Une fois, on l’avait retrouvé aux petites heures, roulée en boule sur une table du réfectoire, sa longue queue se balançant doucement au rythme de sa respiration. On tenta de la réveiller le plus en douceur possible. Résultat? L’assistant cuisinier faillit bien y perdre la main droite.

Ses doigts fins empoignèrent la poignée métallique du réfrigérateur et ouvrirent la porte en grand. La caverne d’Alibaba, ça vous dit quelque chose? Une lueur gourmande passa furtivement dans son regard. Mmm… Du choix certes, mais de quoi avait-elle envie? Son ventre la pressait de ne pas trop tarder… Jusqu’à ce qu’il décide pour elle. Une odeur, reconnaissable entre toutes vint effleurer ses narines. Ouuuh! Voilà qui conviendrait parfaitement! Gagnée par l’excitation, ses pupilles se rétractèrent jusqu’à former une fine ligne verticale. Grâce à ses ongles ressemblant d’ailleurs davantage à des griffes, elle entrouvrit le large paquet trônant dans le frigo. Sccrrr. Scrrrch. Scrrch. Faisant en partie dos à la porte, Aicha ne remarqua nullement l’intrusion dans son casse-croûte nocturne. Lentement, salivant déjà, la créature arracha ce qui recouvrait sa collation… Ouh, un morceau de choix. Sans doute le cuisinier avait-il prévu de faire du jambon et tout ce qui se trouvait sur un cochon le lendemain. Car c’était bien ce qui se trouvait devant elle. Un cochon, mort certes, dont il manquait quelques morceaux. Possible qu’il ait déjà commencé à l’utiliser pour sa cuisine… Elle haussa les épaules, ne prêta aucune attention à ces yeux porcins vides qui la fixaient à travers l’éternité de la mort et empoigna une patte doucement, presque tendrement… Avant de CLAC! l’arracher d’un coup sec, un sourire carnassier aux lèvres.

Après une, deux voire trois bonnes bouchées sauvagement prises sur la jambe de la pauvre bête, Aicha crut entendre un chuintement étrange… L’adolescente se retourna, méfiante, avant de faire claquer ses mâchoires suite à un lambeau de viande particulièrement juteux et goûteux, et fixa son regard sur l’étranger.

Leurs regards se trouvèrent. Silence… On aurait pu entendre une mouche non pas que voler, mais même chanter. Il avait l’air d’un étudiant aussi… Et pas nécessairement fréquentable.



Elle l’adopta pratiquement tout de suite.

Ses sourcils se froncèrent légèrement et une moue prit place sur ses lèvres avant que ces dernières ne se décident à se bouger le cul et à faire leur job…


-… … … … …Bah quoi?



1367 mots.
avatar
Aicha Mustafa

Nombre de messages : 48
Age : 27
Localisation : Près des cuisines, mais vous n'en savez rien, n'est-ce pas?!
Emploi/loisirs : S'infiltrer le plus subtilement possible dans les cuisines.
Humeur : Je mangerais bien un steak siagnant moi.
Date d'inscription : 03/07/2009

| Bloc Notes |
Pouvoir :: Bah c'est pas compliqué, je suis genre un gros lézard... -_-
Relations::

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum