Chaude nuit. } Avec Judith

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Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Myra Montello le Jeu 23 Avr - 4:20

    Elle avait chaud. Terriblement chaud. Pourtant, l'ambiance de la chambre était agréable, pas dans les hautes températures. Mais son corps était en ébullition. Elle aurait voulu se mettre nu à l'instant et se jeter dans une piscine d'eau tiède. Mais elle restait allongée sur son lit certainement rendu humide de par sa transpiration, à regarder rêveusement le plafond orange pâle. Mais à quoi rêvait-elle, cette jolie demoiselle d'Italie? Cet ange exotique avait un esprit bien trop tortueux pour une personne aussi simple et douce. Son esprit ne l'a laissait jamais tranquille, toujours à lui mettre des questions douteuses en tête, des scénarios invraisemblables qui lui faisaient toujours mal en bout de ligne, des rêves quasi impossible et une soif éternelle d'aider autrui. Mais elle ne s’en préoccupait pas; ses rêvasseries étaient sans fondements, innocents et elle les gérait bien. Sa vie n’avait rien d’un rêve et Myra en profitait le plus qu’elle pouvait de cette nouvelle chance envoyée des anges.

    L’assistante de l’infirmière en chef Winnie avait eu une dure journée. Les cours n’étaient pas ce qu’il y avait de plus compliqué et c’était surtout les élèves turbulents qui l’agaçaient plus qu’autre chose. Mais son pouvoir ne pouvait, malheureusement, pas corrigé les erreurs du comportement… La jeune adulte avait donc suivis ces cours, pris un rapide dîner et filé illico à l’infirmerie, son deuxième repère après sa chambre. Elle ne supportait pas de savoir que des patients attendait son aide et Myra imaginait sans peine une Winnie débordée et/ou des pauvres enfants (et adolescents) terrorisés par l’infirmière aux penchants quelques peu… sadiques. Myra dorait sa « patronne » et le mot était faible. Elle lui vouait une profonde admiration et l’espoir qu’un jour un de ses fantasques scénario mettant en scène Winnifred et elle-même dans une belle histoire d’amour prenne vie… Mais Myra ne voulait rien précipité et de toute façon, timide comme elle était, l’assistante n’aurait rien fait la première sans savoir de source sûre que sa tentative ne serait pas veine. Myra en était là dans ses pensées quand la chaleur monta d’un cran. Son corps poisseux n’en pouvait plus! Elle se leva d’un bon, pris son nécessaire de toilette et alla prendre une douche vite fait.

    Plusieurs minutes plus tard, Myra revint dans la chambre qu’elle partageait avec Judith, le rôle principal de ses nombreux fantasmes. L’ange de la guérison ne pouvait pas se le cacher : elle était terriblement attirée par l’élève des C.A.T.S et ses sentiments quelque peu plus « vrais » pour Winnifred l’empêchaient de se considérer totalement amoureuse de la jeune femme blonde. Mais comme il était difficile d’ignorer sa compagne de chambre quand elle était dans les parages. Surtout en tenue de nuit… Myra éloigna vite les pensées peu catholiques qui assaillaient son pauvre cerveau épuisé. Le soleil était déjà couchée depuis plusieurs heures et la jeune assistante infirmière se sentit prit d’un coup de fatigue. Elle rangea son nécessaire de toilette qu’elle avait utilisé quelques minutes plus tôt et entreprit de revêtir une tenue de nuit propre. Mais au moment où elle détachait la serviette qui enroulait son corps dénudé, la porte de la chambre s’ouvrit…


[544 mots]


[ à toi ma Judith! Et oui, j’ai fait exprès que tu arrive sur CE moment précisément! ]
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Re: Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Judith Francoeur le Ven 24 Avr - 23:24

    Judith avait eu une journée épuisante. Les cours ayant durés toute la journée n’étaient pas des plus passionnants, et elle n’avait pas passé de bon moments avec des gens qu’elle appréciait. Elle était restée seule, ce qui est rare, et avait dû subir les harcèlements de quelques mioches. Lorsqu’elle était seule –ou pas d’ailleurs- elle avait toujours cette même bande de gamin qui la suivait à la trace entre les cours, entre midi-et-deux, ainsi qu’à la fin des cours. Elle ne pouvait jamais être tranquille, et cela commençait vraiment à l’agacer. Résultat, à la fin de la journée, elle était énervée, et n’avait qu’une seule envie : celle d’aller se coucher. Elle voulait retrouver sa chambre, son lit bien chaud et plonger dans les bras de Morphée pour une nuit sans rêve. En plus de son énervement, elle était fatiguée. En marchant dans les couloirs, Judith ne portait aucune attention à ceux qui l’entouraient, ou alors, c’était pour les regarder de haut, de son air froid et hautain. Dans ces moments là, elle pouvait facilement faire peur, et beaucoup étaient effrayés. Elle ne paraissait pas amicale du tout, et presque méchante. Son regard était noir, et celui-ci vous fusillait. Pourtant, vous ne la détestiez pas pour autant. Au contraire, elle vous attirez toujours autant, et ce côté hautain vous passez au dessus de la tête. Ce regard noir aussi, car peu importait s’il était amical ou non, l’essentiel étant qu’elle vous ait regardé. Au bout de plusieurs années de vécu avec ce pouvoir, la belle s’était rendu compte que celui-ci rendait beaucoup de gens niais et stupide. Ils avaient l’air d’abrutis ayant vu la vierge, et quand la demoiselle était énervée, elle n’avait d’autre envie que de les écrabouiller au passage pour ne plus voir ces têtes de crapaud baveux. Elle se retenait de faire des remarques cinglantes, car après tout, elle se disait qu’il était inutile de se rabaisser à leur niveau.

    Heureusement pour elle, tous n’étaient pas comme ça. Certains se retenaient de la regarder, d’autres l’évitaient. C’étaient ceux-là avec qui la jolie blonde s’entendait généralement le mieux. Il ne faisait pas partie de ces imbéciles qui étaient incapables de parler en sa présence. Non, eux étaient assez intelligent pour cacher leur trouble du mieux qu’il le pouvait, et pour essayer de voir ce qui se cachait derrière cette paire de jambe et ce joli minois. Car Judith n’était pas dupe, elle savait que le « reste », ceux qui la suivaient comme des petits chien, ne s’intéressaient pas à elle, à ce qu’elle était vraiment, mais juste à son physique. Et encore, c’était tout simplement son pouvoir qui agissait sur ces esprits faibles, car tout le monde n’aime pas les grandes blondes aux yeux bleus. En attendant, durant des journées comme celles-ci, ces idiots l’insupportaient, et elle se plaisait à les traiter de tous les noms dans sa tête, et à s’imaginer les écrabouiller sur son passage, comme elle en rêvait tant. Elle se contentait pourtant de rester classe et élégante comme toujours, essayant de masquer sa colère, bien que cela soit difficile. Malheureusement pour elle, elle n’avait croisé aucun de ses amis aujourd’hui, aucune connaissance qui faisait parti de celles qui apaisaient son esprit. Que des petits emmerdeurs. Il y a des jours avec et des jours sans comme on dit. Ce jour-ci était de loin un jour sans.

    Judith se dirigeait vers sa chambre. Elle imaginait déjà dans sa tête son lit qui l’attendait. Elle était trop fatiguée pour passer prendre une douche avant, elle en prendrait donc une le lendemain matin. La jeune femme essayait d’ignorer la bande de gamin qui la suivait toujours. Pourtant, elle n’avait d’autre envie que celle de se retourner pour les prendre de cours, observer leur tête de petit toutou soumis et intimidé, et leur faire une remarque pas des plus amicales. Peut-être qu’ils arrêteraient après ? Non, ils n’arrêteraient jamais, du moins pas quand elle sera seule. Peut-être s’imaginaient-ils que sa solitude allait lui donner envie de la combler avec l’un d’eux. Les pauvres petits, ils se mettaient le doigt dans l’œil, et bien profond ! Bien que ce comportement soit amusant parfois, à la longue, il était plus qu’agaçant, il était insupportable. Elle n’en pouvait plus, elle voulait être seule. Enfin, elle aperçut la porte de sa chambre au bout du couloir. Elle s’y dirigea le plus vite possible, et ne fut jamais aussi heureuse de baisser la poignée de la porte pour pénétrer dans sa chambre. Elle la referma vite derrière elle, soulagée de ne plus entendre les bruits de pas précipités qui la suivaient.

    Cependant, son attention se reporta vite sur autre chose, et ceci la fit oublier ses petits problèmes de la soirée. En face d’elle se tenait Myra, complètement nue, sa serviette de bain à ses pieds. Elle la regardait d’un air surpris, et extrêmement gêné. Judith avait la bouche entrouverte, bien qu’elles partagent la même chambre une situation aussi embarrassante n’était jamais arrivée. Certes, elle l’avait déjà vu en sous-vêtement, mais ceci était un pur accident. Elle était entrée dans la chambre pile au mauvais moment, à moins que ce soit le bruit de la porte qui ait surpris Myra et que celle-ci ait malencontreusement lâché sa serviette. Judith restait figée dans sa position sans bouger, la main encore sur la poignée de porte dans son dos. Elle cligna enfin des yeux et ferma la bouche, se remettant de son étonnement. On put voir un léger soulagement chez Judith et ses traits se relaxèrent. Un sourire vint étirer le coin droit de sa bouche. Elle s’avança vers Myra dans une démarche lente et presque sensuelle. Elle lui passa devant en lui effleurant l’épaule du doigt, toujours son petit sourire en coin venant illuminer son visage.


    « Et bien Myra, on s’exhibe maintenant ? »

    Lui dit-elle tandis que son sourire s’agrandissait. Elle la dépassa puis alla rejoindre son lit pour s’asseoir dessus. Elle reporta de nouveau son attention sur Myra. Avec son énervement, elle avait oublié qu’elle risquait de retrouver Myra dans sa chambre. Elle pouvait presque considérer ceci comme le petit rayon de soleil de sa journée bien ombragée. Bien que Myra fasse partie de celle très affectée par son pouvoir, et qu’elle troublait facilement, elle n’était pas aussi niaise et stupide que les autres, elle avait quelque chose en plus. Cette jeune fille au caractère doux et innocent était l’assistante de Winniefred, l’infirmière. Judith l’appréciait beaucoup et un étrange lien s’était formé entre elles deux. Elle s’amusait à la séduire innocemment, car elle voyait que ses petits regards et ses petites attentions ne laissaient pas la jolie Myra indifférente. C’était une sorte de petit amusement pour elle, quelque chose qui l’égayait et qui la faisait sourire d’une manière plus sincère que tous les autres sourire qu’elle été capable d’afficher. De plus, elle était obligée d’admettre qu’elle la trouvait à croquer, et que c’était vraiment une jolie fille. Elle n’avait jamais eu d’expérience avec une femme, mais cela ne la rebuterait pas pour autant. Elle savait que si un jour elle devait essayer, ce serait avec Myra. Elle la considérait comme une bonne copine avec qui elle passait au final pas mal de temps. En plus de partager la même chambre les deux jeune femmes suivaient les mêmes cours. Elle aimait voir que ce petit ange d’Italie tout innocent n’était pas indifférent à elle. Ca avait un certain côté flatteur en soit. Judith pencha la tête légèrement sur le côté puis sourit de nouveau à Myra.

    « Ca ne te ressemble pas pourtant. »


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Re: Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Myra Montello le Sam 25 Avr - 18:33

    Au départ, Myra ne prit pas conscience que c’était LEUR porte de chambre, à Judith et à elle, qui s’était ouverte. C’est seulement quand elle entendit le petit soupir de sa compagne de chambre qu’elle se retourna vivement pour se rendre compte qu’elle était nue, complètement, devant la fille qui lui faisait perdre la tête. Tout d’abord, les deux élèves des C.A.T.S restèrent figées dans une position tout à fait loufoque : Judith la bouche ouverte, le regard rivé sur Myra et cette dernière avec son haut de pyjama entre les mains, le regard rivé sur Judith. Après le moment de choc passé, ce fut la belle blonde qui se reprit en main la première. Elle s’approcha de l’assistante de l’infirmière et lui caressa nonchalamment l’épaule en lui adressant un sourire charmeur. Myra en aurait fondue. Pourquoi s’amusait-elle à la torturée ainsi? Myra savait que Judith savait qu’elle lui plaisait. Pourtant, elle ne faisait que s’amuser de cet état de fait, de cette attirance quasi interdite, taboue et sans avenir. Myra se demandait sans arrêt pourquoi la jolie blonde qui partageait ses cours, sa chambre et son cœur n’était pas franche avec elle et ne lui disait pas franchement qu’elle n’avait aucune chance de partager un peu plus d’intimité avec elle… Mais elle se retint et ne bougea pas d’un millimètre. Pourquoi ne s’habillait-elle pas? Elle était paralysée, voilà. La situation était tellement embarrassante (et inattendue) que la jeune femme ne trouvait pas la force de se vêtir.

    « Et bien Myra, on s’exhibe maintenant ? Ça ne te ressemble pas pourtant. »

    Ce fut la phrase libératrice qui aida Myra à revêtir son pyjama en moins de deux. Le rouge de ses joues disparut petit à petit, maintenant que sa gêne devant sa nudité était éradiquée. Pour masquer son trouble quant à la récente situation et à la simple présence de Judith dans la même chambre qu’elle, Myra entreprit de ranger ses affaires qui étaient un peu éparpillées de-ci de-là en travers de son lit. Judith, avec Winnie, était la seule à avoir autant d’effet sur la guérisseuse. Et même si la jeune C.A.T.S était au courant du pouvoir de sa compagne, elle était quasi persuadée qu’il ne faisait qu’amplifier la naturelle attraction qu’elle avait pour la belle blonde. Judith était comme la tentation interdite qui attirait Myra comme un aimant. Elle savait bien que son amie était hétérosexuelle et que les femmes ne l’intéressaient pas à prime abord. Mais elle était curieuse, alors peut-être y avait-il une lueur d’espoir? Myra, avec un léger soupir, vint s’asseoir sur son propre lit, en face de Judith. Mon dieu qu’elle était belle! Mais elle avait l’air éreintée également.

    « Désolée pour ce que tu as vu… disons que je ne m’attendais pas à voir entrer quelqu’un même si je sais que cette chambre est aussi la tienne. J’aurais dû fermer la porte à clé… »

    Myra baissa les yeux et sentit le rouge lui monter aux joues. Pourquoi était-elle aussi timide?! Pas étonnant que Judith rit d’elle constamment… La jeune femme sourit à sa compagne et décida de changer de sujet :

    « Dure journée Judith? »

    Elle repensa à sa propre journée et pensa qu’elle aussi n’avait pas eu une journée de tout repos… Myra aurait bien aimé être comme Judith ou Winnie : fière, directe, avec beaucoup d’assurance… Mais peut-être était-ce mieux ainsi… Souvent, l’Italienne s’amusait à s’imaginer dans la peau des deux femmes pour qui elle avait le béguin. Et souvent, Myra mourrait d’envie de dire ce qu’elle ressentait vraiment pour les deux mêmes femmes. Mais elle ne le faisait jamais…


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Re: Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Judith Francoeur le Sam 25 Avr - 23:54

    La gène de la belle italienne était assez craquante, et elle arrachait même un sourire à Judith après une telle journée. Ce petit épisode avait quelque peu calmé sa colère, et elle ne ressentait à présent plus que de la fatigue mélangée à du soulagement. Il faisait chaud dans la pièce, et si Myra n’avait pas partagé sa chambre, elle aurait certainement dormi complètement nue. Son amie reprit peu à peu ses esprits et revêtit son pyjama en quelques secondes. Ses joues reprirent peu à peu leur couleur d’origine et pour oublier cette petite scène gênante elle rangea les affaires qui traînaient sur son lit. Pendant ce temps Judith qui était assise sur son lit se laissa tomber en arrière, sa tête amortie par son oreiller en plume. Elle ferma les yeux et posa le dos de sa main sur son front. Elle aurait pu s’endormir sur le champ, tellement elle était fatiguée, mais elle préférait d’abord se démaquiller et se mettre en tenue de nuit. Alors que le silence régnait depuis déjà quelques petites minutes, la belle entendit Myra venir s’asseoir sur le lit en face d’elle et s’excuser pour ce qu’elle avait vu. Lorsqu’elle lui dit qu’elle aurait du fermer la porte à clés, Judith ouvrit brusquement les yeux et se releva en un seul mouvement, fixant Myra de ses yeux bleus océans comme si elle venait de lui avouer un crime. Elle s’empressa de dire au même moment :

    « Ah non, j’aurais été coincée dehors avec cette bande de mioche ! Ca non merci ! Et puis tu sais, ce n’est rien, ce n’est pas comme si je ne savais pas à quoi ressemblait le corps d’une femme. »

    Lui dit-elle avec un clin d’œil et un sourire malicieux. Myra était toute intimidée et ses joues reprenaient déjà une légère couleur rosée. Décidemment, elle rougissait facilement. C’était adorable ! Alors que Judith souriait en regardant sa compagne de chambre s’empourprer, cette dernière lui demande si elle avait eue une dure journée. Alors ça se voyait tant que ça ? Pourtant, elle essayait de cacher son agacement du mieux qu’elle le pouvait. Néanmoins, sa fatigue était moins évidente à cacher.

    « Tu n’imagines même pas ! »

    Sur ces mots Judith se leva et se dirigea vers son armoire où était rangée sa trousse de toilette. Elle revient s’asseoir sur son lit et en sortit une mini glace ainsi qu’une lotion démaquillante et un coton. Elle dé-bouchonna le démaquillant et en versa une juste dose sur le coton blanc. Elle l’appliqua ensuite sur l’ensemble de sa figure, insistant davantage sur les yeux, et tenant son miroir de poche de l’autre main. La belle ne faisait pas partie de ces filles qui se maquillaient comme des pots de peintures. Au contraire, elle ne se maquillait pas beaucoup. Juste ce qui fallait pour éclairer son visage déjà rayonnant de beauté. Son pouvoir n’était d’ailleurs détectable que par cette fine aura brillante qui semblait émaner d’elle. Elle rayonnait constamment. Elle referma son petit miroir et rangea son démaquillant et celui-ci dans sa trousse de toilette. Puis elle se leva de nouveau pour aller jeter le coton et remettre sa trousse de toilette dans l’armoire. Elle revint ensuite près de son lit et sortit son pyjama de sous son oreiller. Tandis qu’elle le dépliait, elle demanda à Myra :

    « Et la tienne ? »

    Elle posa son pyjama déplié sur son lit et entreprit son déshabillage. Elle retira d’abord sa veste, avec laquelle elle étouffait presque dans cette chambre où la température était plus élevée que dans le couloir. Elle retira ensuite son débardeur gris tout simple, le jetant en boule sur son lit à côté de sa veste. Elle portait un joli soutien gorge noir en dentelle, qui mettait en valeur sa jolie poitrine. Elle enleva ensuite son pantalon noir et le posa à côté de ses autres affaires. Sa petite culotte en dentelle noire était assortie à son soutien gorge, et la belle était plus sexy que jamais. Elle prit son petit short en soie bleu ciel qui constituait le bas de son pyjama, et l’enfila. Les contours de celui-ci étaient en dentelle noire, et il lui donnait un air à la fois sexy et fleur bleue. Elle se retourna pour être dos à Myra puis dégrafa son soutien gorge. Elle ne perdit pas une seule seconde pour enfiler le haut de son pyjama, également en soie bleu ciel, dont les coutures et les extrémités étaient également en dentelle noire. Le haut était à fine bretelle, légèrement décolleté, et une couture en dentelle noire venait souligner le dessus de sa poitrine. Elle refit un aller retour à son armoire, prit sa brosse à cheveux et revint s’asseoir sur son lit pour se brosser les cheveux d’un air nonchalant. Quand sa belle chevelure blonde fut dépourvue de nœud, elle alla reposer sa brosse puis se dirigea vers le radiateur de leur chambre. Tandis qu’elle posait sa main dessus et qu’elle regardait à quel niveau il était, elle dit à Myra :

    «Tu ne trouves pas qu’il fait chaud ? »


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Re: Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Myra Montello le Lun 27 Avr - 0:37

Eh bien, la belle blonde avait elle aussi eu une journée pas très commode. Mais Myra imaginait bien que les « groupies » de son amie de chambre étaient à ses trousses presque à chaque fois que Judith mettait un pied en dehors d’une salle de cours ou de sa chambre. Mais c’était l’un des prix à payer pour une beauté surnaturelle, non? Myra le voyait comme ça du moins. Tout comme elle qui était punie de devoir porter des gants tout le temps si elle ne voulait pas tuer quelqu’un en lui brisant la colonne vertébrale ou plusieurs côtes… A cette pensée morbide, la belle italienne regarda ses mains gracieuses et féminines. Elle s’autorisait à ne pas mettre sa collection de gants pour dormir puisqu’elle dormait toujours seule. Mais sinon, même si ce n’était pas si désagréable, le fait de se voir incomber d’une telle punition (ou condition) lui faisait travailler d’arrache pied pour mieux contrôler son don de guérison, mais aussi de destruction. Judith lui demanda à son tour comment s’était passé sa journée. Retour de l’ascenseur. Un moyen des plus banal pour continuer la conversation.

« Aussi exténuante que toi je dirais. Il y a des élèves vraiment immatures que ça me désole, je t’assure! Et les patients n’arrêtaient pas d’aller et de venir à l’infirmerie aujourd’hui. Une vraie pagaille. Mais je m’en suis sortie, comme toujours. »

Myra, sans dire d’autres mots, regarda amoureusement Judith se préparer pour une bonne nuit de sommeil. Elle mit sa tenue de nuit (qui lui allait à ravir et qui éveillait les sens de Myra) et se peigna les cheveux avec une nonchalance adorable. L’italienne était trop timide pour lui proposer de peigner ses cheveux à sa place, histoire de toucher à son corps si désirable et donc, se contentait de s’imaginer le faire. Tout était dans sa tête en fait. Myra se reprochait souvent de ne jamais passer à l’action, de toujours rester dans son petit monde solitaire et ensoleillé. Mais elle était comme elle était et même avec toute sa bonne volonté, elle ne croyait pas pouvoir être en mesure de se changer. Et si elle le faisait, elle ne serait plus la jolie et timide Myra que tout le monde connaissait, si?

« Tu ne trouves pas qu’il fait chaud? », demanda Judith.

La belle blonde alla voir le radiateur et Myra savait pertinemment qu’il était éteint : on était à la veille de l’été tout de même. Myra soupira. Encore une fois, c’était à cause d’elle. Elle se leva et alluma le ventilateur du plafond de leur chambre pour essayer, ne serait-ce qu’un peu, de mettre un peu de fraîcheur dans la pièce.

« Je suis désolée Judith, c’est de ma faute toute cette chaleur. Plus j’utilise mon don, plus ma température corporelle augmente. C’était comme si je tombais malade à la place des autres. Et aujourd’hui, avec tout ce monde, c’est encore pire. Tu me pardonnes? »

L’italienne aux yeux doux baissa lentement la tête et ses cheveux, laissé libre, vinrent lui faire office de rideau de protection. Encore une fois, ses joues avaient prises une teinte rosée. Comment faisait-elle pour toujours rougir?!

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Re: Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Judith Francoeur le Mer 29 Avr - 23:09

    Les enfants sont toujours pénibles. Ils se plaignent de choses futiles, veulent tout et n’importe quoi, font des caprices pour obtenir des choses qu’ils ne voudront plus le lendemain, et sont surtout d’une redondance insupportable. Ils ne cessent de chahuter, crier, rigoler, courir, et tout ce qui va avec. Ils se montrent parfois d’une stupidité hors du commun, mais on les pardonne, car « ils sont encore jeunes ». Le problème, c’est que certains sont toujours dotés des mêmes problèmes quelques années plus tard. Quelques personnes ne grandissent pas, et restent au stade de l’enfant immature et insupportable. Comme le disait si bien Myra, certains élèves de l’institut faisait parti de ces cas désespérés. Ils avaient la maturité d’un enfant de six ans, et avaient en général un petit pois à la place du cerveau. Ils se plaisaient à vous taper sur le système pendant des heures, rigolant après de vos soupirs dans leur petit groupe d’amis de mongoliens. Car il ne fallait pas croire, ils étaient tous aussi débiles les uns que les autres dans leur bande. Il n’y en avait pas un pour relever le niveau. Ceux qui avaient évolués depuis l’enfance ne supportaient pas ces énergumènes et se contentaient de les éviter. Mais parfois, votre fonction vous oblige à supporter leur imbécilité. La pauvre Myra faisait partie de ceux qui n’avait pas le choix, et qui se devait de soigner tous ceux qui en avaient besoin, y compris ces élèves immatures. Judith la plaignait sincèrement. Elle savait ce que cela faisait de devoir supporter quelques petits gamins immatures. La malheureuse les avaient toujours à ses trousses à peine mettait-elle un pied dehors. Malgré l’habitude qui avait quelque peu calmé son agacement par rapport à ce comportement ridicule et immature, il y avait des jours –comme aujourd’hui– où elle ne supportait pas ces enfantillages.

    « Je compatis, les élèves immatures sont vraiment trop nombreux ici. »

    Malgré tout, la belle Myra s’en était sortie, « comme toujours » disait-elle. Judith l’admirait pour cette capacité à tenir toute une journée entourée de tout plein de personnes différentes. Certains devaient être agréables certes, car tout le monde ne possède pas le QI d’un escargot, mais d’autres ne volaient vraiment pas haut. Elle arrivait cependant à garder son calme légendaire et à ne jamais s’énerver, ou presque. Elle affichait constamment une expression sereine sur son visage d’ange. Il n’y avait que les signes de la gène qui venaient traverser ce doux visage, et jamais ceux typiques de l’énervement. Parfois, elle aurait aimé savoir ce maîtriser tout comme Myra. Néanmoins, elle était tout de même fière d’elle car elle arrivait à cacher ses émotions. Bien qu’elle ne soit pas amicale lorsqu’elle était énervée, qu’elle lançait des regards noirs tout va, elle restait toujours classe et élégante. Pourtant, Judith était une jeune femme passionnée. Elle était capable de se mettre dans des états intenses si on osait lui montrer ses faiblesses. Elle ne cessait de se voiler la face, refusant d’admettre la vérité et d’affronter ses souffrances. C’était d’ailleurs pour cette raison que la belle s’énervait autant lors de ses séances chez le psychologue, auxquelles elle n’avait aucune envie d’aller. Il la forçait à avouer, titillait ses points faibles et la poussait à bout. Elle craquait. Dans ses moments là, elle perdait totalement le contrôle d’elle-même. Mais globalement, elle pouvait se féliciter intérieurement.

    Lorsqu’elle demanda à Myra si elle ne trouvait pas qu’il faisait chaud, celle-ci se leva et alla allumer le ventilateur du plafond. Elle s’excusa ensuite auprès de Judith, lui expliquant que c’était sa chaleur corporelle qui augmentait lorsqu’elle abusait de son don. En effet comme elle le disait c’était tout comme si son pouvoir avait un effet inverse sur elle. Tout comme si elle absorbait la maladie qu’elle guérissait, et devenait fiévreuse. Un tel don ne devait pas non plus être évident à gérer. La jolie Myra était constamment obligée de porter des gants pour ne pas risquer de blesser quelqu’un par maladresse. C’était si dommage, ses gants cachaient ses mains pleines de délicatesse. Myra lui demanda si Judith la pardonnait sur un ton adorable, presque pleurnichant. Elle avait baissée la tête et son visage était dissimulé derrière un rideau de cheveux brun. La belle s’approcha de l’italienne et releva son menton à l’aide de son index. Sa tête n’était qu’à quelques centimètres de celle de Myra, et elle pu voir ses joues de celles-ci s’empourprer comme à son habitude. D’une voix à la fois douce et sensuelle elle susurra :


    « Bien sûr que je te pardonne. »

    Dans un mouvement fluide et léger, elle se releva légèrement, éloignant ainsi son visage de celui de Myra. Elle retourna vers son lit, regardant Myra par dessus son épaule et lui offrant un sourire irrésistible. Elle savait que ces petits gestes ne laissaient pas la jolie brune indifférente. Elle y était plus sensible que n’importe qui, et Judith remarquait aisément son trouble grâce à ses joues qui avaient le chic de s’empourprer à la moindre gène de la jeune femme. C’était à la fois amusant et touchant. Myra ne lui avait jamais avoué de quelconques sentiments, Judith pensait donc qu’il ne s’agissait que de l’effet de son terrible pouvoir. Elle se demandait comment serait leur relation si elle arrivait un jour à maîtriser son don… Elle n’en avait aucune idée, mais avait encore bien le temps d’y réfléchir car elle avait beaucoup de mal à catalyser son pouvoir. Elle essayait constamment de le retenir en elle, mais ceci lui demandait beaucoup d’énergie et elle n’arrivait jamais à le retenir très longtemps. Elle sentait son pouvoir qui avait besoin d’espace, qui voulait s’étendre toujours plus loin. Tel un voile qu’on ne peut déformer. Il n’était pas à son aise dans la carcasse de Judith, il voulait toujours aller plus loin, s’étendre à l’infini. Mais la belle ne perdait pas espoir, elle savait qu’elle arriverait un jour à maîtriser sa mutation.

    « Trop fatiguée pour sortir ce soir n’est-ce pas ? Je te rassure, je suis exactement dans le même état que toi. »

    Ce n’était pas vraiment une question, juste une constatation. A vrai dire, elle servait plus à alimenter la conversation qu’autre chose, histoire de sortir Myra de son trouble après de telles émotions. Il fallait bien qu’elle l’aide à revenir à la dure réalité. La jeune fille était tellement souvent dans les nuages. Judith s’amusait parfois à observer Myra lorsqu’elle avait la tête dans les nuages. Elle affichait une douce expression rêveuse. Ce qu’elle aimait encore plus, c’était l’observer dormir. Son doux visage était complètement reposé, son esprit bercé par les bras de Morphée. Elle était touchante. Myra s’endormait généralement avant la belle qui avait du mal à trouver le sommeil rapidement. Elle s’amusait donc à observer l’italienne dormir, et à imaginer quels doux songes elle pouvait bien être en train de faire. Cela faisait passer le temps. Certains comptaient les moutons, Judith préférait regarder sa compagne de chambre dormir. Il n’y en avait aucun plus honorable que l’autre.


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Re: Chaude nuit. } Avec Judith

Message  Myra Montello le Jeu 7 Mai - 19:56

    Judith lui pardonnait, comme toujours. Myra se sentait comme une petite enfant en présence de cette belle femme qui attirait tout le monde, sans exception. C’est assez intimidant d’être en présence d’une bombe sexuelle aussi voulue que Judith. En tout cas, pour la belle brune, ce l’était! Mais elle n’était pas du tout jalouse de la blonde qu’elle côtoyait très souvent. Elle aurait beaucoup de mal à gérer cette overdose d’affection, d’attention et de désir venant de tout le monde. Non, ce rôle allait parfaitement bien à Judith qui ne le laissait pas du tout paraître. C’était vraiment une fille sympathique. Myra, au départ, ne voulait pas s’approcher de la belle Judith, celle sur qui tout le monde racontait des choses plus ou moins vrai. Elle était impressionnée au plus haut point quand Judith arrivait dans les parages et n’arrivait qu’à baragouiner un semblant de phrase. La honte assurée à chaque fois! Mais Judith ne l’avait jamais insulté, rabaisser ou dénigrer. Elle s’était montrer taquine, d’accord, mais toujours polie et souriante. Myra avait appris à contrôler son trouble et lui avait finalement parlé naturellement. Et la surprise quand elle apprit que Judith, l’objet de tous ces fantasmes, allait partager sa chambre! Elle adorait ces soirées passée avec la belle blonde. C’était comme un moment privilégié que Myra était la seule à partager. Le bonheur assuré dans le cœur de l’italienne.

    « Trop fatiguée pour sortir ce soir n’est-ce pas ? Je te rassure, je suis exactement dans le même état que toi. »

    Cette constatation sortie de la bouche alléchante de Judith extirpa Myra de ses souvenirs. Elle sourit et ne fit qu’hocher la tête, sans répondre tout de suite. Une pensée trottait dans la tête de la belle brune. Devait-elle dire à sa compagne, son amie, qu’elle avait couchée avec Akihito? Non pas que cela concerne directement la C.A.T.S, mais… c’était son amie et les amies se disaient tout, non? Et de plus, le surveillant était également l’amie de Judith… et… tous pleins de raisons pour entamé le sujet venait en tête à Myra sans pour autant qu’elle se décide à le faire. L’infirmière ne voulait surtout pas que Judith apprenne la nouvelle par quelqu’un d’autre ou qu’une rumeur lui parvienne. Il vaudrait mieux lui dire maintenant puisqu’elles étaient seules à seule… non?

    « Oui, je suis fatiguée, mais… tu sais, j’ai sortie hier soir. C’était agréable et pas vraiment comme je l’avais imaginé. C’était… une nouvelle expérience, quoi! Hum… et j’ai sortie avec Akihito..»

    La dernière phrase n’était plus qu’un murmure. Pourquoi se sentait-elle si mal en parlant de ce qui c’était passé la veille au soir?! Myra n’en savait rien. Couchée avec Akihito avait été très agréable et le fait qu’il n’était qu’un coureur de jupons la chicotait quelque peu également (surtout qu’elle savait qu’il avait également flirter mainte fois avec Judith…) , mais ce n’était pas mal en soit, n’est-ce pas? Le surveillant n’était en couple avec personne (et pas avec Judith, heureusement!) et il était adulte et consentant tout comme elle l’avait été (et ce, même si elle était un peu saoule). Myra gardait les yeux baissés vers le sol de la chambre. Surtout, ne pas regarder la réaction de Judith! Oh, mais pourquoi l’avait-elle dit, au juste?!


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